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dimanche 26 mai 2019

La démocratie doit son existence au christianisme

"La démocratie doit son existence au christianisme. Elle est née le jour où l’homme a été appelé à réaliser dans sa vie temporelle la dignité de la personne humaine, dans la liberté individuelle, dans le respect des droits de chacun et par la pratique de l’amour fraternel à l’égard de tous.

Jamais avant le Christ pareilles idées n’avaient été formulées.

La démocratie est ainsi liée au christianisme, doctrinalement et chronologiquement. Elle a pris corps avec lui, par étapes, à travers de longs tâtonnements, parfois au prix d’erreurs et de rechutes dans la barbarie. (...)

Le christianisme a enseigné l’égalité de nature de tous les hommes, enfants d’un même Dieu, rachetés par le même Christ, sans distinction de race, de couleur, de classe et de profession. Il a fait reconnaître la dignité du travail et l’obligation pour tous de s’y soumettre. Il a reconnu la primauté des valeurs intérieures qui seules ennoblissent l’homme.

La loi universelle de l’amour et de la charité a fait de tout homme notre prochain, et sur elle reposent depuis lors les relations sociales dans le monde chrétien. Tout cet enseignement et les conséquences pratiques qui en découlent ont bouleversé le monde."

Robert Schuman, "Pour l'Europe", (45-46).

mercredi 24 avril 2019

L'existence de Dieu : affaire de foi ou de raison?


"Il m'est évident qu'il y a un Être nécessaire, éternel, suprême, intelligent ;ce n'est pas de la foi, c'est de la raison"

"On peut trouver, par le seul raisonnement, des preuves de la création. 
Or, en voyant que la matière n’existe pas par elle-même et n’a pas le mouvement par elle-même, etc., on parvient à connaître qu’elle doit être nécessairement créée."

Voltaire

lundi 22 avril 2019

"Les vivants qui combattaient un mort ont été réduits à l'impuissance"


"La Croix a gagné les esprits au moyen de prédicateurs ignorants, et cela dans le monde entier.

Il ne s’agissait pas de questions banales, mais de Dieu et de la vraie foi, de la vie selon l’Evangile, du jugement futur.

Elle a donc transformé en philosophes des rustres, des illettrés. Voilà comment la folie de Dieu est plus sage que l’homme, et sa faiblesse, plus forte.

Comment est-elle plus forte ? Parce qu’elle s’est répandue dans le monde entier, qu’elle a soumis tous les hommes à son pouvoir, et qu’elle a résisté aux innombrables adversaires qui voulaient faire disparaître le nom du Crucifié.

Au contraire, ce nom s’est épanoui et propagé ; ses ennemis ont péri, ont disparu ; les vivants qui combattaient un mort ont été réduits à l’impuissance.

Aussi, quand un Grec dit que je suis fou, il manifeste que lui-même l’est au maximum, puisque moi qu’il juge fou, je me montre plus sage que les sages ; s’il me traite de faible, il se montre lui-même plus faible encore. En effet, ce que des publicains et des pécheurs ont pu réussir par la grâce de Dieu, les philosophes, les rhéteurs, les tyrans, bref la terre entière, dans toute son étendue n’a même pas été capable de l’imaginer.

C’est en pensant à cela que Paul disait : la faiblesse de Dieu est plus forte que tous les hommes. Que la prédication soit l’œuvre de Dieu, c’est évident ici.

Comment douze hommes, des ignorants, ont-ils pu avoir l’idée d’une pareille entreprise, eux qui vivaient auprès des lacs et des fleuves et dans le désert ?

Eux qui n’avaient jamais fréquenté les villes et leurs assemblées, comment ont-ils pu songer à se mobiliser contre la terre entière ?

Ils étaient craintifs et sans courage ; celui qui écrit sur eux le montre bien, lui qui n’a voulu ni excuser ni cacher leurs défauts. C’est là une preuve très forte de vérité.

Que dit-il donc à leur sujet ? Quand le Christ fut arrêté, après avoir fait d’innombrables miracles, la plupart s’enfuirent, et celui qui était leur chef de file ne resta que pour le renier. 

Ces hommes étaient incapables de soutenir l’assaut des Juifs quand le Christ était vivant. Et lorsqu’il fut mort et enseveli, alors qu’il n’était pas ressuscité, qu’il ne leur avait donc pas adressé la parole pour leur rendre courage, d’où croyez-vous qu’ils se seraient mobilisés contre la terre entière ? 

Est-ce qu’ils n’auraient pas dû se dire : Qu’est-ce que cela ? Il n’a pas été capable de se sauver lui-même, et il nous protégerait ? Quand il était vivant, il n’a pas pu se défendre, et maintenant qu’il est mort, il nous tendrait la main ? Quand il était vivant, il n’a pu se soumettre aucune nation, et nous allons convaincre la terre entière en proclamant son nom ? Comment ne serait-il pas déraisonnable, non pas même de le faire, mais seulement d’y penser ? 

La chose est évidente ; s’ils ne l’avaient pas vu ressuscité et s’ils n’avaient pas eu la preuve de sa toute puissance, ils n’auraient pas pris un risque pareil."

Saint Jean Chrysostome (P.G. 61, 34-36)

mardi 19 mars 2019

L'Eglise peut-elle disparaître?






"Je détruirai votre Église!", dit un jour, en tapant du pied, l’Empereur Napoléon Ier au Cardinal Consalvi.

"Sire, il y a vingt siècles que nous faisons nous-mêmes tout ce que nous pouvons pour cela et nous n’y parvenons pas" lui répondit le Secrétaire d’État du Pape Pie VII.

lundi 18 mars 2019

"L'Eglise n'a pas besoin de réformateurs, mais de saints."


"On ne réforme l'Eglise qu'en souffrant pour elle, on ne réforme l'Eglise visible qu'en souffrant pour l'Eglise invisible. On ne réforme les vices de l'Eglise qu'en prodiguant l'exemple de ses vertus les plus héroïques. Il est possible que saint François d'Assise n'ait pas été moins révolté que Luther par la débauche et la simonie des prélats. Il est même certain qu'il en a plus cruellement souffert, car sa nature était bien différente de celle du moine de Weimar. Mais il n'a pas défié l'iniquité, il n'a pas tenté de lui faire front, il s'est jeté dans la pauvreté, il s'y est enfoncé le plus avant qu'il a pu, avec les siens, comme dans la source de toute rémission, de toute pureté. Au lieu d'essayer d'arracher à l'Eglise les biens mal acquis, il l'a comblée de trésors invisibles et, sous la douce main de ce mendiant, le tas d'or et de luxure s'est mis à fleurir comme une haie d'avril... L'Eglise n'a pas besoin de réformateurs, mais de saints."

- Georges Bernanos -

vendredi 15 mars 2019

"Le Calvaire est la montagne des saints"

"Nul ne parvient au Salut sans traverser une mer de tempêtes,
sous la perpétuelle menace d'un naufrage.
Le Calvaire est la montagne des Saints.
C'est de là que l'on accède au Thabor."
- Saint Padre Pio De Pietrelcina -

jeudi 14 mars 2019

La science : alliée de l'athéisme?

"Quatre siècles après que la révolution scientifique eut paru détruire irrémédiablement la place spéciale de l'homme dans l'univers, bannir Aristote et rendre caduque toute spéculation téléologique, le flot incessant des découvertes s'est spectaculairement retourné en faveur de la téléologie et du dessein. Et la doctrine du microcosme renaît.

"La science, qui depuis quatre cents ans semblait le grand allié de l'athéisme, est enfin devenue, en cette fin du deuxième millénaire, ce que Newton et beaucoup de ses premiers partisans avaient si ardemment souhaité : le défenseur de la foi anthropocentrique."

dimanche 10 mars 2019

Parole de Dieu ou parole de Satan?






"Quand le diable reprend une parole de Dieu,
ce n'est plus une parole de Dieu,
mais une parole de Satan
- même si, matériellement, elle se trouve dans la Bible."

(Père M-D. MOLINIE, in "Le courage d'avoir peur", Cerf 1994, p. 198)

jeudi 7 mars 2019

"Nous sommes tous des hérétiques"

"Pratiquement, nous sommes tous des hérétiques : l'erreur est humaine. Nous ne pouvons pas éviter de nous tromper, nous déraillons tout le temps. Le problème n'est pas d'éviter de dérailler, mais d'être toujours assez souples pour que Dieu puisse nous remettre sur les rails. Seuls les Saints parviennent à une telle souplesse : ils sont les seuls à expulser en permanence toute hérésie de leur coeur.

"Nous ne parvenons pas à garder l'équilibre de la vraie vie, comme des enfants qui apprennent à marcher et qui tombent toujours. Ce n'est pas grave, encore une fois, tant que nous accepterons d'être remis en selle, mais si nous nous entêtons, c'est la mort : l'endurcissement est diabolique..."

Père Marie-Dominique Molinié,
in Le courage d'avoir peur
Editions du Cerf 2003
pages 8 et 9

mercredi 9 janvier 2019

Les contrefaçons de Dieu


« Les contrefaçons de Dieu portent en germe l’athéisme
comme le nuage porte la pluie »
P. Stan ROUGIER

lundi 7 janvier 2019

"Les chrétiens ont foi dans la raison"

"Il n'y a plus guère aujourd'hui que ceux qui croient en Dieu, et tout particulièrement les chrétiens, pour défendre la raison. Les autres n'y voient rien de plus que le résultat d'un processus de sélection naturelle, lui même rendu nécessaire par le jeu de forces aveugles. Nous sommes rationalistes, et peut-être même les seuls rationalistes conséquents.

"Or, notre époque restreint la rationalité au domaine des sciences expérimentales et de tout ce qui se mesure. Selon la formule du physicien allemand Max Planck : "est réel ce qui peut se mesurer". Le reste de l'expérience humaine (esthétique, morale, politique, etc.) étant abandonné à l'affectivité. Celle-ci, l'affectivité, est en train de rompre toutes les digues par lesquelles la raison la canalisait.

Le chrétiens ont foi dans la raison - une foi qui va jusqu'à l'adoration, puisqu'ils en font même un nom de Dieu : le Verbe. Ils confessent qu'au commencement était non la cacophonie d'un Big Bang mais le logos, le sens, la raison."

Rémi BRAGUE, dans sa leçon inaugurale prononcée le 9 octobre 2018 pour la Master-class Jérôme Lejeune